Vous rentrez du travail après avoir passé une journée fatigante physiquement et émotionnellement, et bien entendu, votre petit ne veut pas coopérer... À ce moment-là, votre patience peut vous jouer des tours.

Est-ce que votre enfant mérite que vous passiez vos nerfs sur lui ? La réponse est « non ». Est-ce que vous avez le droit de bénéficier d’un peu de calme et de tranquillité ? La réponse est « oui » !

Parce que oui, ce n’est pas toujours facile de garder son calme quand son tout-petit en a décidé autrement. Souvent, en tant que parent, nous pensons qu’il faut contrôler le comportement de son enfant avant le sien. Pourtant, il est très important de prendre le temps de s’apaiser soi-même avant de répondre aux grosses colères de son enfant. Lorsque nous sommes en colère, il est impossible d’adopter un comportement éducatif réfléchi.

Quelques conseils pour essayer de garder son sang-froid

1. Avant de rentrer, prenez 5 à 10 minutes pour vous

Avant d’aller chercher vos enfants, prenez le temps d’une pause. Appréciez le silence, observez ce qui se passe autour de vous et faites le vide. Écoutez votre musique du moment pour vous redonner de l’énergie !

2. S’éloigner pour se calmer

Prendre ce recul est utile pour modifier le mouvement de vos pensées et pouvoir ainsi réfléchir à l'attitude que vous souhaitez avoir en revenant auprès de votre enfant. Pour cela, vous pouvez par exemple compter jusqu'à 10 et respirer profondément.

Quand vous sentez que la pression monte, prendre le temps de respirer est essentiel. En respirant, vous vous reconnectez à quelque chose de conscient et de réfléchi. Vous pouvez aussi dire à votre enfant que vous vous sentez en colère et que vous faites cela pour vous calmer et trouver une solution.

3. Passer le relais

Si c'est possible pour vous, n’hésitez pas à passer le relais lorsque vous sentez que la pression monte. Apprenez à déterminer vos limites et à passer la main.

4. Tenter une introspection

Pourquoi êtes-vous dans cet état ? Vous pouvez faire une liste des choses qui vous mettent en colère et essayer de faire le tri pour dédramatiser la situation.

Vous pouvez vous poser les questions suivantes (la liste n’est pas exhaustive !) :

  • Est-ce que votre colère est justifiée ?
  • Que faire pour améliorer votre situation ?
  • Avez-vous besoin de l’aide de vos proches ou d’une ressource extérieure ?

Avant tout, il est important de vous demander si vous réagissez toujours de la même façon quand votre enfant a un comportement inapproprié.  Généralement, la réponse sera « non ». Cela dépend de plusieurs facteurs : votre humeur, votre énergie, le moment de la semaine, l’accumulation de stress – autant de variables qui influencent votre façon d’agir avec vos enfants.

C’est pour cela qu’il est important d’analyser et de prendre du recul sur vos réactions, pour tenter de toucher le cœur du problème.

Faut-il s’excuser quand on a eu un comportement inapproprié ?

En raison de son cerveau immature, votre enfant pense que tout est centré sur lui. Ainsi, lorsque vous vous fâchez, il croit qu’il est responsable de votre réaction et que vous ne l’aimez plus. Si vous avez réagi trop fortement devant votre tout-petit, il est donc préférable de vous excuser et d’admettre que vous n’auriez pas dû vous emporter.

Vous pouvez par exemple lui dire : « J’étais très en colère tout à l’heure car ma journée a été difficile. Je n’aurais pas dû crier. Quand on est fâché, on peut dire et faire des choses que l’on regrette ensuite... » Votre enfant comprend alors que vous faites des erreurs vous aussi et que vous êtes capable de les reconnaître.

Lui présenter des excuses ne nuira pas à votre autorité. Bien au contraire, cela montre que vous aussi, vous avez le droit à l’erreur.

Après vous être excusé(e), prenez le temps de faire des câlins à votre enfant ou de jouer avec lui afin de rétablir le lien entre vous. Ce moment est important pour recréer un lien positif, et ainsi ne pas finir sur une note négative. Vous pouvez par exemple lire un livre qu’il aime, faire des câlins... Ces gestes lui permettront de recharger ses « batteries affectives ».

Et si malgré ces conseils il est encore difficile pour vous de garder votre sang-froid, félicitez-vous d’avoir essayé ! En tant qu’adulte, réguler ses émotions peut être compliqué, cela demande du temps et de l’entraînement – et l’erreur est humaine. Bien sûr, c’est aussi valable pour votre enfant qui est encore en pleine construction.

Janys RICHEPI
Éducatrice de jeunes enfants
77 NOISIEL