S’il n’y a aucune contre-indication théorique ou pratique aux rapports sexuels en fin de grossesse, il est fréquent d’en observer une diminution, parfois même un arrêt complet au sein des couples. Pas de problème donc – encore faut-il en avoir envie !

Comment expliquer la diminution des rapports sexuels ?

De nombreuses causes sont possibles pour expliquer la diminution des rapports sexuels dans le couple :

  • Les modifications physiques et physiologiques de la future mère, en particulier la proéminence nouvelle et récente de son ventre, obligent le recours à des positions différentes (par exemple sur le côté) dans lesquelles la femme pourra trouver plus de confort.

  • Chez les deux partenaires peut se manifester la peur de « faire mal au bébé », de le troubler dans son bien-être, voire de déclencher des contractions utérines inopportunes ou la perte prématurée des eaux. Il est d’ailleurs fréquent que les rapports sexuels de fin de grossesse entraînent quelques contractions utérines sans gravité, ainsi que la sensation d’augmentation des mouvements du bébé.

  • En plus de ces craintes, il n’est pas rare de constater, chez l’homme comme chez la femme, une baisse de la libido. Celle-ci va entraîner des difficultés d’érection chez l’homme. Chez la future mère, cette baisse peut être mise en relation avec l’altération de l’image de son corps, mais aussi avec une plus grande fatigabilité.

Les contre-indications aux rapports sexuels

Il existe quelques rares contre-indications d’ordre médical aux rapports sexuels :

  • Menace d’accouchement prématuré due à une ouverture du col utérin à un terme trop précoce ;

  • Interdiction des rapports en raison d’un placenta bas-inséré (risque de provoquer des saignements).                            

Pour conclure, l’observation montre que la fin de grossesse s’avère rarement la période idéale pour les rapports sexuels avec pénétration, et que les couples orientent volontiers leur sexualité vers des pratiques différentes.

Dr Nathan WROBEL
Gynécologue-obstétricien, Paris